DE L’EXISTENCE DES ENTITÉS

Les entités existent-elles ? C’est vrai, on parle souvent de divinités, de démons, de larves astrales, d’intelligence planétaires et de tout un foutu bestiaire cosmique. Mais soyons franc, il est rare qu’on se trouve nez à nez avec.
Bien qu’il en existe des descriptions très précises – sans compter toutes les représentations au cinéma –  on est en droit de se demander si des gens ont déjà vu TOUS les gugusses qui nous entourent. Il y a toujours un médium ou un clairvoyant pour nous dire que OUI, il a vu ci ou ça… Perso je ne les vois pas. Alors, je ne remet pas leur sincérité en doute, hein, mais j’avoue que de mon point de vue, rien, niet, nada.

(Artiste inconnu, mais si vous avez, je suis preneur.)

Je vous place, sur le sujet, ici, un article d’Arnaud Thuly, traitant de la forme des entités
qui vous éclairera sur « pourquoi on peut parfois voir une entité ». Je le met ici à titre indicatif, ma vision étant légèrement différente de celle d’Arnaud, il n’en reste pas moins que cet article est fort intéressant !

Cet article – le mien – va donc s’adresser à ceux qui, comme moi, ne voient rien.

Les entités ont une existence relative.

Cette idée est assez personnelle, et, est centrale dans mon approche ésotérique. Les entités existent parce qu’on y croit – bon, jusque là, j’ai rien inventé.
La question est, à mon sens plus philosophique que réellement ésotérique, et renvoie à la place de l’observateur dans le processus de perception. Pour reprendre le koan que je citais récemment : « Un arbre tombe dans la forêt, mais, si personne n’est là pour l’entendre, produit il un son ? »

Ma formation d’ingénieur du son a envie de répondre : Ben, oui, il déplace de l’air, produit donc des pressions et des dépression, soit, une onde sonore… bref, il produit un son !

Mais, si on prend la question sous un axe plus philosophique… Le son est un concept humain. L’humain à nommé « son » ce qu’il percevait lorsqu’il recevait dans son oreille un bout d’air qui vibre. Le son n’existe que du point de vue humain. L’animal même qui entend un « son » ne l’appelle pas « son ».

Bref, les entités existent parce qu’on en a fait un concept humain, et, finalement, qu’elles soient réelles ou pas importe peu dans cette vision. En effet, que les entités soient purement imaginaires ou réelles ne changent rien à l’existence du concept d’entité.
(Vous me suivez ?)
A mon sens – pragmatique – elles sont imaginaires… mais réelles. Je m’explique, avec un exemple sous forme de conte :

Il était une fois, dans un village bordant une vielle forêt sombre, un vieux sage nommé Jailapétoche. Jailapétoche était respecté de tout le village, et sa parole tenue pour vraie.
Il répétait sans cesse que la forêt était hantée, et qu’il ne fallait pas s’y promener à la tombée de la nuit. Et… ben, personne ne le faisait.

Que la forêt soit réellement hantée, ou pas, le résultat était le même : Personne ne s’aventurait dans la forêt une fois la nuit tombée. Cette idée illustre combien nos vies ne sont pas tant influencées par ce que l’on voit – et qui existe – que par ce que l’on croit – que ça existe ou pas ! J’appelle ça, l’existence relative des entités. Mais… c’est encore un peu plus subtil que ça.

Les égrégores influencent le monde réel.

Souvenez vous, l’épisode sur la chaos-magic, je parlais de Terry Pratchett et du Dieu de la gueule de bois qui se met a exister dans un monde parallèle sitôt qu’un humain l’imagine.
C’est un peu le fonctionnement de l’égrégore – enfin, c’est une fiction, hein, mais vous voyez l’idée. On en a déjà parlé dans un live YouTube et dans l’article sur le labyrinthe ésotérique.  Les égrégores sont des « entités » nées de l’ensemble des « énergies » d’un groupe. Pragmatique, encore une fois, je vais définir ça à ma manière.

Bon, déjà, je n’aime pas le terme « énergies », soyons francs, on ne sait pas ce que sont les « énergies » dont on parle dans le paradigme magique, et le terme a une vraie signification dans le paradigme scientifique, et j’aime bien séparer les deux en deux choses bien distinctes.
L’énergie dont on parle, au niveau ésotérique, est plus un ressenti, un « feeling », une sensation que « quelque chose se passe ». Quelque chose qui se situe au delà du simple phénomène.
Exemple concret : Vous jouez de la musique, vous alignez des accords et des notes, sur un rythme, et d’un coup, quelque chose se passe. Quelque chose de plus que juste quelques accords, un « groove » apparait. Ces accords et ces notes donnent un ressenti, un feeling, donnent envie de danser, chanter… bref, il se passe QUELQUE CHOSE, qui, à mon sens et d’une nature plus proche de ce qu’on ressent en rituel que d’une énergie de type électromagnétique.
Un égrégore serait donc la convergence de plusieurs « grooves ». Et quand 3 ou 4 musiciens – pour garder la même métaphore – groovent ensemble, quelque chose de plus apparait. Quelque chose qui dépasse le simple fait de jouer ensemble un morceau. Et, quand on est musicien, on ressent rapidement cette différence :
Parfois, on joue avec des gens et… c’est sympa mais… sans plus. Et parfois, on joue avec d’autres gens et PAF, ce QUELQUE CHOSE apparait. Pour moi les énergies sont donc, un groove, et l’égrégore, un chef d’orchestre invisible, mais bien réel (en terme de ressenti).
Et en interagissant avec ces chefs d’orchestres, la réalité prend des directions, et on ne peut même pas se rendre compte ô combien ils influencent le réel. J’en ai déjà parlé, il y a les égrégores magiques, religieux, sportifs, artistiques, sociaux, professionnels… Et ils fonctionnent exactement de la même manière. La magie elle, tente de les percevoir et de les définir comme des êtres à part entière – des entités, donc – et finalement, son but est de se mettre bien avec pour en tirer meilleur profit. (C’est un peu réducteur, j’en conviens, mais ça simplifie plutôt bien l’idée générale).

Je ne traiterai donc ici que des entités-égrégores, type divinité, démons, élémentaux, etc.
Les esprits, par exemple, ne semblent pas entrer dans cette catégorie – quoique ça serait discutable, mais là n’est pas le sujet – car il sont considérés comme des entités ayant une existence autonome, et c’est absolument pas mon domaine de compétences.
(On pourrait aussi disserter de l’autonomie d’un égrégore, mais on va pas le faire.)

On observe pas directement une entité, mais ses conséquences.

Voilà le cœur du sujet, si on ne peut pas observer directement une entité – ou un égrégore – on peut toutefois en observer les conséquences sur le monde réel et surtout sur les comportements humains qui en découlent.
De la même manière que l’on observe pas certains phénomènes naturels – le son reste un bon exemple – mais leur conséquence. Personne n’a jamais vu une onde sonore. Mais on déduit son existence par les conséquences qu’elle a sur notre oreille, ou sur un support d’enregistrement. Effectivement, sur un logiciel, on « voit » une onde sonore.

NOTE : Je ne parlerai pas non plus ici des « chasseurs de fantômes » qui disposent de tout un matériel censé enregistrer ou détecter des présences énergétiques, et ce pour plusieurs raisons :
– Déjà parce que j’ai dit que je ne parlerai pas d’esprits, et, en l’occurrence, les entités chassées sont (à priori) des esprits.
– Parce que j’émets des doutes, certes très personnels, sur la validité de la démarche.
– Et surtout parce que le but est plus de parler de la subjectivité du phénomène.

On a tendance à classer les entités dans des cases, selon leur caractéristiques admises et prédéfinies, et de les séparer de façon manichéenne en « bonnes » ou « mauvaise » entités. Et c’est là que selon moi réside la plus grande erreur du magicien, du sorcier, du mystique …
Si on voit les entités comme des êtres, il faut les considérer non pas selon une liste de caractéristiques, mais selon leur « comportement », selon les conséquences qu’elles impliquent.

On entre quelque part dans le débat de « Ce que nous sommes défini-t-il ce que l’on fait, ou ce que l’on fait défini-t-il ce que nous sommes », mais appliqué aux entités.

Par delà le bien et le mal…

Il me semble déjà important de rappeler, pour la énième fois, que le bien et le mal sont des conceptions humaines qui restent également subjectives, et qu’on ne saurait avoir une définition absolue et cohérente des entités en fonction de ça.
C’est sur des considérations, aussi subjectives qu’absurdes, que des « hérétiques » ont été persécutés, brulés, torturés et j’en passe; sur les considérations subjectives d’un gugusse ou d’un groupe de gugusses qui s’est un jour auto-proclamé police de ce qui est bien ou mal.
Ce qui est bien et mal ne devrait pas être l’affaire d’une religion, mais l’affaire du bon sens et de l’humain, mais c’est un autre débat.
Toutefois, en nous basant sur ces observations, nous pouvons disserter le point suivant.

…  du divin et du démoniaque.

Par définition, on a tendance à placer le divin dans le « bien » et le démoniaque dans le « mal ». Logique… Ou pas.
Si, d’après mon idée, on observe les conséquences de certains dieux et celles de certains « démons », on serait en droit de se demander si il ne faut pas retirer le tableau d’honneur à certains bons élèves et le mettre à la place de l’avertissement comportement de certains cancres des panthéons.

On observe ni Dieu ni le diable, on observe les humains. Et leurs actes nous disent lequel ils servent.


(Sans déconner, ça ferait trop cool comme panneau à la con sur facebook, nan ? Je pourrais être aussi philosophique de Morgan Freeman ! Je… Pardon, j’arrête l’egotrip… mais quand même, je l’ai bossée toute la nuit cette phrase ! Merde !)

Les dieux, les démons… sont ce que notre conscience a construit symboliquement pour nous montrer quoi faire de bien où de mal. Les fléaux humains sont donc d’après ce raisonnement, des conséquences démoniaques, et les instants de liesse et de beauté des conséquences du divin.
Il me semble évident – ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant – que les entités divines et démoniaques dont je parle sont – à mon sens – des concepts métaphysiques, pas des réalités objectives.

Les concepts métaphysiques.

Si on regarde objectivement ce que sont les concepts de Dieu et de Satan (Et par extension, on peut le faire avec tout le monde hein, mais on va prendre les bases, je vous laisse développer vous même.)
Dieu semble être le créateur, la prima causa – première cause – bref, ce qui est à la l’origine de l’univers – au sens philosophique j’entends. Peut importe ce que ça représente pour chacun. (Je fais pas de la Théologie là). Mais, si Dieu est ce qui à secoué le tapis sur lequel on est tous entrain de faire du surf comme on peut pourne pas tomber, alors, servir le divin, c’est aller dans le sens de la création. (Enfin, ça me semble logique, après, moi, j’dis ça, j’dis rien…) C’est sûrement pourquoi les disciplines occultes sont plus souvent décrites comme des arts que comme des sciences, et ça me va bien comme ça.
Par opposition, Satan (Shatan en hébreu) signifie « adversaire, obstacle ». Alors, faire obstacle à la création serait, de fait, un « satanisme ».

Mais, le léger problème dans l’histoire, c’est que, en 2000 ans (on pourrait même dire en plus de 5000 ans de civilisation) les « pôles » on bougé. Des croyants dévoués à Dieu on massacré à tour de bras, ce qui, en terme de continuité de la création est tout de même discutable. (enfin, encore une fois, ce n’est que mon avis, hein…hum). Et des provocateurs se sont proclamés Satanistes par opposition – justement – à ce paradoxe religieux.
De nombreux hérétiques, priant des figures cornues diabolisées par l’église, ne vénéraient, et ne vénèrent toujours, que la nature et sa protection.
Les lucifériens ne voient dans la figure de Lucifer – le porteur de lumière, dans la continuité du mythe de Prométhée – rien d’autre que l’allégorie de la connaissance défiant le dogmatisme.

Bref.

Nous vivons donc dans un monde où les mythes influencent la réalité et où les gourous et autres dispensateurs de vérité(s) absolues sur le monde, la vie, la philosophie, les petits oiseaux et les gâteaux apéros, ont travesti nos visions même de bien et de mal pour les faire correspondre à un dogme et non plus à notre conscience propre.
Nombreux encore, même dans les domaines se voulant spirituels, sont ceux qui se calquent sur les idées glanées ça et là dans tel ou tel livre – sacré ou non – pour définir ce qui relève du divin ou du diabolique.
Il suffit pourtant de regarder le monde. Il suffit d’observer les humains avec un tant soit peu d’esprit pour savoir quoi faire de nos dix doigts.

Dist de Kaerth

 

 

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A propos distdekaerth777

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2 commentaires pour DE L’EXISTENCE DES ENTITÉS

  1. Cécile Kâ dit :

    Merci pour l’article. Je suis sensiblement d’accord avec toi sur le fait que vouloir contacter une entité, c’est se relier à un égrégore qui est, pour ma part, un nuage informationnel d’attributs qui constituent un concept ou une divinité (ex : l’égrégore de la jalousie, de Vénus, de l’hypnose,..) dans la grand bain de l’Inconscient collectif. Depuis la nuit des temps, les humains ont nourri ces égrégores à partir de leurs croyances et de leurs expériences ; tant qu’il existera des humains à même de croire tel ou tel concept/divinité, l’égrégore continuera à vivre dans cet espace informationnel (le grand Tout de la Conscience pure).
    L’énergie, qui est pour moi, le support de l’information, que l’égrégore contient est donc issu de ces paramètres et contient une puissance manifeste pour celui qui sait rester silencieux. J’aime bien cette image de fréquence puisque nous sommes des antennes et qu’il suffit de s’élever (ou s’abaisser) à un certain niveau vibratoire pour attirer les situations résultantes de ces changements d’état, comme si on changeait les paramètres d’une équation universelle (avé pleins d’inconnus !).
    J’avais testé de contacter une entité en hypnose et puis un jour, j’ai eu besoin de son aide (je suis phobique de l’orage et je rentrais en bagnole de nuit) bref, il m’a filé un magnifique conseil que de mettre mon pare-soleil pour parer les éclairs (symbolique magnifique) qui me faisaient bondir et éviter que je me foute dans le fossé. A ce moment là, je n’étais vraiment pas dans un calme mental mais il restait une certaine résilience issue de ce 1er contact pour permettre à mon intuition d’envoyer ce message + fort que les voies paniquées qui me disaient « on va tous crever ».
    Enfin voilà, rien de mieux qu’une expérience scientifique pour baser notre croyance aux entités sur des faits et non sur des émotions.
    A+

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  2. Leeloo Rocks dit :

    Je peux prendre la photo pour la mettre dans la collec’ de quotes mystiques ? 😉 Sinon, j’aime bien cette idée selon laquelle on voit les conséquences et non pas les entités. Ça marche pareil pour les sentiments, on ne les voit pas mais on les ressent et on en voit concrètement aussi les conséquences.

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